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Interview, Laurent Laskowski séduit par le Rallycross souhaite revenir en 2019.

Interview, Laurent Laskowski séduit par le Rallycross souhaite revenir en 2019.

Lauréat de Rallye Jeunes en 2012, Laurent Laskowski a disparu des rallyes depuis 2014. Désormais il pilote au cinéma ou à la télévision. Et puis, lors du Rallycross de Dreux, il réapparaissait dans le monde du sport auto. Le tout, au volant d’une DS3 WRX du Team Knapick. 5e à l’issue des manches qualificatives, il terminait deuxième de sa semi-finale avant de se voir pénaliser et de se faire refuser l’accès à la finale. Aujourd’hui, il a accepté de répondre à nos questions… en attendant de le retrouver l’an prochain en Rallycross France ?

Laurent Laskowski, du Rallye au Rallycross.

Le Mag Sport Auto : Bonjour Laurent, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ainsi que votre parcours:
Laurent Laskowski : Bonjour à tous, j’ai 29 ans, je vis en région parisienne et je suis cascadeur pour le cinéma. Ma « carrière » fut très intense et extrêmement brève. Pour faire simple, j’ai gagné Rallye Jeunes FFSA en 2012 tout comme Eric Camilli. Je n’avais aucune culture du sport auto, je n’avais même jamais vu un rallye de ma vie. Je découvrais donc absolument tout de la compétition sur la saison qui m’était offerte par la FFSA en 2013. Dès mon second rallye j’étais sur le podium, puis on a fait qu’enchaîner les premières places et d’autres podiums. On finira en DS3 R3 au Rallye des Cévennes en étant premier de la catégorie et 4e au scratch puis longtemps en tête au Var devant Cédric Robert avant de se poser dans un fossé et d’abandonner. J’étais comparé à Ogier et de grandes choses se préparaient pour ma seconde saison: L’équipe de France, redoubler Rallye Jeunes FFSA, une pige en WRC… tout ça aurait été possible et fabuleux si j’avais été un peu plus politique en évitant d’envoyer balader un responsable de la Fédération. Cette erreur de jeunesse et ce manque de maturité m’évincera de tous les projets. Écœuré et déçu, j’ai préféré m’effacer du milieu.

Laurent Laskowski DS3 R3

LMSA : Comment s’est créée cette pige à Dreux avec le Team Knapick ?
LL : Cette pige s’est montée en un mois à peine. J’ai gardé contact avec Antoine Massé depuis mon année Rallye Jeunes. En suivant ses aventures en Rallycross, l’envie était revenue, ça me démangeait. Je lui demande un jour, en blaguant presque, chez qui je pourrais louer une voiture pour que l’on « joue du pare-chocs » ensemble à Dreux en fin d’année. Naturellement, il m’a mis en relation avec Knapick. J’ai rencontré le Team sur la course de Mayenne. Hervé et moi nous sommes serrés la main pour s’engager à Dreux. J’ai alors recontacté tous mes anciens sponsors et, sans hésitation, ils ont tous répondu présent. Heureux de me voir de nouveau dans mon élément.

LMSA : Êtes-vous satisfait de votre course ?
LL : Sur le plan purement sportif, je suis satisfait. J’ai découvert absolument tout: la discipline, le règlement, la voiture, le circuit, etc. Je ne le cache pas, c’était très intense cérébralement, physiquement et émotionnellement après 4 ans sans compétition: 600cv avec des furieux autour de moi, ça faisait beaucoup d’un coup ! Le team Knapick a été majestueux et m’a apporté énormément tout le long de ce week-end de course à Dreux. J’ai beaucoup appris grâce cette “famille”. Je suis donc pleinement satisfait à ce sujet.

Ce qui a ternie l’expérience c’est au départ de la demie finale où je me fais tasser hors de la ligne de course et où l’on m’infligera une pénalité abusive, qui me fera perdre ma qualification en première ligne de la finale ! On me prive de concrétiser, on me prive de me battre, on me prive d’offrir un podium au Team et tous mes sponsors. Et enfin, on me prive surtout de renouer avec la lumière après avoir passé 4 ans dans l’ombre. J’aurais voulu être sur le podium avec mon pote Antoine.

LMSA : Quel bilan tirez-vous de cette première ?
LL : Le bilan est simple, nous avons fait une course intelligente, nous sommes partis tranquillement pour tout découvrir et nous nous sommes battus avec le champion de France. Le job est fait et ça donne envie d’y retourner!

«Le Rallycross est la discipline qui me ressemble le plus.»

LMSA : Récemment, vous avez fait un peu de teasing sur votre saison 2019. Allons-nous vous revoir la saison prochaine ?
Laurent Laskowski : J’y travaille sérieusement, mais le budget est toujours mon point faible, sinon je n’aurais pas arrêté le rallye il y a 4 ans.

LMSA : Quels sont vos plans ?
LL : Je suis un perfectionniste, un bosseur. Je préfère ne pas faire du tout plutôt que faire à moitié. Donc, le plan est de réunir le meilleur pour viser le plus haut.

LMSA : Serez-vous de retour avec le Team Knapick ?
LL : J’aimerais beaucoup oui. Mais rien de fait.

LMSA : Quel regard portez-vous sur le Rallycross et le Championnat de France en Supercar?
LL : Je pense que le Rallycross est la discipline qui me ressemble le plus. Je travaille dans le cinéma, le spectacle… le Rallycross est donc un mélange de ce qui m’anime le plus: La compétition et le show. Le championnat de France en Supercar quant à lui, est en plein développement, surtout au niveau de la communication et c’est tant mieux. Le format est tellement mieux adapté au réceptif que sur un Rallye. Il faut continuer dans ce sens absolument ! Je ne connais pas les circuits du championnat mais peut-être qu’il faudrait l’étaler plus uniformément géographiquement parlant.

LMSA : Vous n’avez pas roulé en Rallye depuis 2014, est-ce que cela vous manque ?
LL : C’est le plus beau sport qui existe à mes yeux, évidemment que ça me manque. Tout cela est maintenant derrière moi. Le meilleur compromis à mon âge est, je pense, le Rallycross.

LMSA : D’ailleurs, pourrait-on vous revoir un jour en Rallye ?
LL : Ne jamais dire jamais, ce qui est certain c’est que de moi-même je ne ferai pas de démarche pour y retourner. Si je prends des risques c’est pour un objectif et aujourd’hui je n’en ai plus aucun en rallye.

Nous remercions Laurent Laskowski d’avoir accepté de répondre à nos questions. En espérant le voir s’engager pour la saison 2019 du Championnat de France de Rallycross (dont on attend toujours la publication du calendrier).

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