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Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer : Ivan Bedouet fait le point sur sa saison.

Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer Ivan Bedouet fait le point sur sa saison.

Souvenez-vous, en début d’année nous vous présentions le projet d’Ivan Bedouet et de sa femme Gwenaëlle Fily : piloter contre Alzheimer. A l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer 2018, nous avons voulu faire le bilan de cette première partie de la saison avec Ivan. L’occasion de revenir avec lui, et sa femme, sur leur participation en Championnat de France de Rallycross, et sur la cause pour laquelle ils luttent.

Ivan Bedouet, « France Alzheimer est content de ce partenariat ».

Après une longue pause estivale, le Championnat de France de Rallycross va faire son retour ce week-end à Mayenne. L’occasion de demander à Ivan Bedouet de tirer un bilan de la première (grosse) partie de la saison :

On a été pas mal pénalisés par des petites pannes. Elles nous ont coûté très cher, notamment en terme de roulage mais aussi de résultats. On a pas eu de grosses casses, juste des peccadilles. Mais, elles nous ont coûté vraiment cher au classement et sur les performances de la voiture. Ça m’a personnellement pénalisé. Car, même si ça ne s’oublie pas ; comme le vélo ; il y a pas mal de choses qui faut se remémorer. La voiture semble fiabilisée. Donc, maintenant, c’est au pilote de faire son travail. Ce à quoi je me suis attelé dernièrement. Et, je me suis aperçu qu’il y avait une marche à franchir, des réflexes à reprendre. C’est en train de revenir. Donc, j’espère que Mayenne nous sera bénéfique sur ces points-là.

Heureusement, vis-à-vis du partenariat avec France Alzheimer, le bilan est plus positif :

Sur la partie France Alzheimer, l’objectif primaire est atteint. A savoir que l’accueil du public a été chaleureux. En terme de dons, ce n’est pas forcément une réussite. Mais, d’un point de vue conseil et du fait de pouvoir aller au devant de familles en détresse, la mission est accomplie. France Alzheimer est content de ce partenariat. Aller au devant du public, s’est avéré très positif. Même eux en ont été surpris. D’ailleurs, ça a lancé une synergie chez eux. Maintenant, ils font les marchés et d’autres événements afin d’aller à la rencontre des gens. D’une certaine manière, ça a permis de faire avancer le schmilblick. Les gens n’osent pas forcément aller voir France Alzheimer pour prendre des renseignements. Alors, le fait qu’ils viennent aux gens sur ce genre d’événements leur permet de créer un lien nouveau. Mais aussi, de faciliter la démarche de prise d’informations.

Ivan Bedouet veut peaufiner son pilotage.

On a voulu savoir si la chaleur, relativement présente sur cette saison du Championnat de France de Rallycross, a eu un impact sur ses performances. Voici la réponse d’Ivan Bedouet :

Non, on a la chance d’avoir une voiture qui refroidit bien. Moi, ça ne m’a pas gêné, ça n’a pas gêné la voiture. Nous n’avons pas eu de surchauffe ni d’alerte liée à la chaleur. Kerlabo nous a permis de découvrir la pluie, c’était une nouveauté avec cette voiture. On a pu s’apercevoir que l’auto se comportait bien sous la pluie, qu’elle démarrait très bien. Mais, aujourd’hui, notre problématique est plus de faire de bons départs sur le sec. Ce qui peut sembler paradoxal car on a eu plus d’occasions de rouler sur le sec que sous la pluie. La procédure de départ sous la pluie a été trouvée et validée à Kerlabo. Maintenant, j’aimerais inverser la tendance.

Rebecca, le nom donné à sa Peugeot 207, a eu le droit à quelques essais cet été. De quoi arriver à Mayenne (épreuve à domicile pour Ivan Bedouet) avec le sourire et une certaine envie de faire un bon résultat :

Pour Mayenne, on aimerait, je dis bien on aimerait, se qualifier pour la finale. C’est notre objectif affiché. On a fait une très bonne séance d’essai vendredi dernier. Elle a été très positive. On a pu voir que le pilote avait besoin de revoir pas mal de choses en terme de pilotage. J’ai retrouvé les bases que j’avais perdues. Merci au coach qui m’a aidé lors de ces essais. Il m’a permis de me recanalyser. Quant à la voiture, j’ai toujours dit depuis le départ, qu’elle était très bien née. Elle a un très bon potentiel ! Et, aujourd’hui, je continue à l’affirmer. La voiture est magique, elle est stable. La vraie problématique vient plus du pilote à l’heure actuelle. Je ne vois rien de spécifique à modifier sur la voiture. Elle freine bien, elle est stable, elle amortit bien, … elle a un super châssis. En terme de comportement routier, elle est mieux que la 306 que j’avais avant ! C’est pour dire à quel point la voiture me plaît et est, à mes yeux, performantes.

Ivan Bedouet se concentre sur son pilotage et travail sur 2019.

Avec de tels propos, on imaginait voir arriver un Ivan Bedouet nouveau à Mayenne et pour la fin de la saison. Voici l’avis du pilote IBR’Developpement :

Nouveau non, mais un Ivan Bedouet qui retourne à ce qu’il était avant. Je me suis aperçu qu’en début de saison, je me suis trop précipité. Aujourd’hui, j’ai plus de recul sur le pilotage. Je dois être plus serein dans la voiture. Je vais peut-être proposer moins de spectacle mais ce sera positif en terme de performances. J’ai retrouvé le pilotage que j’avais avant. Presque ennuyeux, car on a l’impression que la voiture n’avance pas, mais au niveau des chronos c’est bien meilleur ! D’ailleurs, lors de la séance d’essai qu’on a fait, sauf erreur de chronométrage ; ce qui peut toujours arriver ; on est plus rapides qu’avec la 306 ! Or, j’avais fait la pôle lors des derniers essais chronométrés avec la 306 ! On était sur du Kumo (Tyres ndlr) maintenant on est sur du Avon, il y a une différence entre les deux. Mais, de ce qu’on a pu voir lors des essais, c’est très positif et très encourageant. Après, on reste prudents. Il faut savoir l’être. En tout cas, personnellement, si je fais bien mon travail, ça devrait faire un bon résultat ce week-end ! A la fois impatient et anxieux d’être à Mayenne. On espère tout simplement ne pas se tromper.

Pour 2019, la recherche de nouveaux partenaires est lancée. Le projet d’Ivan et de son équipe se fait sur plusieurs saisons :

Lorsque l’on est partis sur ce programme on savait que ce serait pour trois saisons. Faire une auto pour une saison, c’est déjà un budget conséquent. Donc, on est partis sur un programme de trois ans. Peut-être plus si le pilote est toujours en forme ! On est toujours à la recherche de partenaires. Car, cette saison, c’est surtout mon portefeuille qui a contribué à faire cette saison. Même si les partenaires continuent d’arriver. On a beaucoup à travailler cet hiver pour en chercher de nouveaux. L’objectif est d’être présent sur l’ensemble du calendrier en 2019 ! Le tout, en continuant de mettre France Alzheimer en avant.

Ivan Bedouet ne dirait pas non au Super1600.

Ensuite, on a voulu avoir l’avis du pilote contre Alzheimer sur la bataille en Supercar. Alors Ivan, Guerlain Chicherit ou Antoine Massé ?

Je vais plus mettre un billet sur Antoine. C’est un bon pilote, il a une bonne voiture et une très très bonne équipe. Je pense que c’est un cocktail assez explosif. Et, il est bien parti pour même s’il a eu quelques désagréments en début de saison. Mais, il a su  passer outre et bien se concentrer sur sa saison. A l’heure actuelle, il a un petit avantage. J’espère simplement, peu importe qui gagne à la limite, que l’on aura de belles courses et une belle bagarre entre ces deux pilotes, qui sont tous les deux très talentueux.

Enfin, pour terminer, on a voulu savoir si, sans contrainte de budget, il aimerait rouler ailleurs qu’en Division 4. Voici sa réponse :

Si j’avais à changer de catégorie, j’irai en Super1600. Parce que j’adore les deux roues motrices et que ça reste des voitures d’exception à mes yeux ! Quelle voiture choisir ? Avec les échos que j’ai, je choisirai les toutes dernières A1 qui roulent en EuroRX. Visiblement ce sont des voitures bien nées, qui vont très vite et qui sont bien conçues, par du personnel plus que compétent. Ce serait super intéressant d’essayer ce type d’auto. C’est pour la partie purement sportive. D’un point de vue subjectif, c’est une voiture que je trouve très jolie ! Le design me plaît bien. Il y a des voitures qui sont jolies, d’autres moins, question de goûts et de couleurs, mais j’aime bien leurs lignes !

Audi A1 Super1600 Rallycross

Ivan Bedouet en A1 Super1600, et pourquoi pas ?

Gwenaëlle Fily et Ivan Bedouet veulent continuer de mettre en avant la cause de la maladie d’Alzheimer.

On ne pouvait faire un article sur Ivan Bedouet à l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer sans parler à sa femme, Gwenaëlle Fily. Cette dernière a bien voulu dresser le bilan de cette première partie de la saison, du point de vue de la cause qu’elle défend corps et âme :

Face à la maladie d’Alzheimer, nous sommes souvent démunis, impuissants. Un malade Alzheimer c’est toute une famille qui a besoin d’aide. Rompre avec l’isolement face à ce fléau est un véritable défi. Notre projet, c’est une main tendue aux familles, un soutien à l’association France Alzheimer qui œuvre au quotidien pour informer et sensibiliser les familles. Faire parler de cette maladie complexe et lourde, c’est ce que nous avons fait tout au long de la saison grâce à notre participation au championnat de France de RX. Nous sommes je crois aujourd’hui bien identifiés par le public. Cette vitrine est porteuse, elle permet de faire passer des messages, d’interpeler les familles concernées et d’offrir un point d’accueil et d’info sur les circuits de RX.

Ensuite, on a pensé à vous lecteurs. En effet, si vous souhaitez faire un don pour cette cause qui nous concerne tous, voici comment procéder avec le concours de la Team IBR’Developpement :

Les personnes qui le souhaitent peuvent nous rencontrer sur notre stand, dans le paddock lors des week-ends de RX, pour faire un don, nous contacter sur notre page FB IBR’Développement. ou adresser les dons à IBR Développement le lincé 53150 Montourtier. Ou, contacter Gwenaëlle au 0687643322

Enfin, on souhaitait offrir à Gwenaëlle la possibilité de faire passer un message, en cette journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, à ceux qui sont touchés, de près ou de loin, par cette maladie :

Je viens de passer un week-end chez mes parents pour garder ma maman malade. Il est indispensable de s’entourer. On peut penser, quand on a un parent ou un conjoint malade, qu’on a le devoir de s’en occuper. C’est un tort, il ne faut pas s’enfermer dans ce cercle vicieux. Car l’état du malade se dégrade et c’est de plus en plus dur de faire face. C’est un piège affectif. Se faire aider, se tourner vers les associations, vers les professionnels, demander des aides. C’est la clef pour ne pas s’enfoncer avec le malade.

On remercie Ivan et Gwenaëlle d’avoir bien voulu répondre à nos questions en cette journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Et, comme Thierry Lhermitte l’explique si bien, on vous invite à donner. De plus, on s’associe avec toutes les personnes touchées directement ou indirectement par cette maladie. Bon courage à eux !

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